Stupéfiants et conduite : dépistage, risques et sanctions

28/06/2018
Stupéfiants et conduite : dépistage, risques et sanctions

La consommation de drogue est incompatible avec la conduite. Ses effets sont dévastateurs. Pour lutter contre ce fléau, les pouvoirs publics renforcent les contrôles et appliquent des sanctions très sévères.

La conduite et les substances stupéfiantes

Les effets de la consommation de drogue sur la conduite sont assez proches de ceux provoqués par l’alcool : perte de vigilance, mauvaise évaluation des distances, allongement du temps de réaction, problèmes de coordination, diminution des capacités visuelles et auditives, etc.

Chaque année, 230 personnes meurent sur les routes à cause du seul cannabis. Les autres substances (héroïne, cocaïne, amphétamines, ecstasy, etc.) ne sont pas encore distinguées dans les statistiques.

Si les effets des stupéfiants disparaissent en quelques heures, les traces dans le sang perdurent elles des semaines. Jusqu’à 2 mois pour des consommateurs réguliers !

Ainsi, si vous consommez des drogues un samedi lors d’une soirée et que vous prenez le volant le lundi : vous serez contrôlé positif.

Le dépistage des stupéfiants chez l’automobiliste

Le dépistage s’effectue en 2 temps : une analyse d’urine, suivie – si elle se révèle positive — d’une prise de sang.

Le contrôle peut avoir lieu en cas d’accident de la circulation, même sans blessés. Il peut aussi être mené lors de la simple constatation d’une infraction routière, s’il est plausible que l’automobiliste ait consommé de la drogue (pupilles dilatées ou contractées, élocution ralentie ou accélérée, mouvements désordonnés, etc...).

Un projet de loi est actuellement à l’étude au Sénat afin de renforcer ces contrôles et les sanctions relatives.

La liste des substances stupéfiantes est mise à jour chaque année. De nombreux médicaments y figurent. Lisez attentivement la notice de vos médicaments avant de prendre le volant !

Les sanctions pour conduite sous l’emprise de stupéfiants

Contrairement à l’alcool, aucun seuil de tolérance n’est établi pour les stupéfiants. Toute trace dans le sang qualifie l’infraction et déclenche la sanction. Il s’agit d’un délit à tolérance zéro.

Les peines encourues sont : 

  • 2 ans de prison (3 en cas de récidive) ;
  • 4 500 € d'amende ;
  • retrait de 6 points sur le permis ;
  • confiscation du véhicule, travail d'intérêt général, annulation du permis, etc...

Ultime sanction : la résiliation de votre assurance auto en cours de contrat, par votre compagnie.

 

BON À SAVOIR : comment s’assurer avec un antécédent lié à des stupéfiants ?

Votre assureur vous a résilié en cours de contrat. Votre permis a été suspendu 6 mois. Peut-être même avez-vous dû le repasser. Enfin, vous pouvez reprendre la route ! Encore faut-il que vous trouviez un assureur qui accepte de couvrir votre profil… Ne perdez pas de temps à solliciter les compagnies classiques et tournez-vous directement vers un assureur spécialiste des automobilistes résiliés.