Que faire en cas d’accident sur un parking ?

14/05/2018

Quelles responsabilités lors de sinistres sur les zones de stationnement ?

Chaque année, de très nombreux accrochages ont lieu sur les parkings. Ces endroits très fréquentés offrent souvent une faible visibilité et sont parfois peu commodes (étroitesse des voies, manque de luminosité…). Ils sont aussi propices à l’inattention ou au stress : sortie de supermarché, train à ne pas rater, rendez-vous imminent… Et si les accidents qu’ils occasionnent sont souvent sans gravité, chacun sait qu’une simple tôle froissée ou un seul phare brisé peuvent coûter cher !

Si votre sinistre survient alors que vous êtes en train de rouler

Dans tous les parkings publics (administrations, écoles, magasins, SNCF ou Métro…), ce sont les règles du Code de la route qui s’appliquent aux conducteurs. Ainsi, en l’absence de marquage au sol ou de signalisation, le principe de la priorité à droite est de mise ; l’utilisation des clignotants aussi.

En cas d’accrochage avec un autre véhicule en circulation, vous aurez donc à départager vos responsabilités respectives, lors du remplissage de votre constat de sinistre.

Si le choc est survenu alors que les deux véhicules exécutaient une marche arrière (accident le plus courant sur les parkings), c’est la règle du 50/50 qui sera appliquée. Vous serez alors redevable de la moitié de votre franchise, ainsi que malussé… et ne serez que partiellement indemnisé en cas d’assurance au tiers.

Une exception concerne les parkings privés (résidence, lotissement, parking de société), qui ne sont pas soumis au Code de la route : c’est là encore le principe de la responsabilité partagée qui est retenu… à moins qu’un des deux conducteurs n'accepte de se déclarer entièrement responsable !

Si votre sinistre survient alors que votre voiture est stationnée

Le conducteur d’un véhicule en mouvement est théoriquement censé le maîtriser, et se doit donc d’éviter les obstacles qui se présentent à lui. De fait, c’est la voiture qui percute un autre véhicule stationné qui est responsable du sinistre occasionné.

À noter qu'il existe une exception : si le véhicule stationné présente une gêne importante pour la circulation, il pourra être tenu responsable.

Il reviendra aux compagnies d’assurance de trancher et de déterminer les responsabilités selon le contexte. Si votre véhicule est considéré comme étant mal stationné au moment des faits, c’est la responsabilité partagée qui sera retenue.

Si vous n’avez pas pu identifier l’automobiliste en cause dans le sinistre

Bon nombre de conducteurs indélicats préfèrent prendre la poudre d’escampette après un accrochage sur un parking, sans laisser leurs coordonnées sur le pare-brise de la voiture sinistrée…

Si vous êtes dans l’impossibilité de connaître l’identité de la personne en cause, adressez-vous à votre assurance auto: de façon générale, les frais de l’accident seront couverts si vous disposez d’une assurance tous risques.

En cas d’assurance au tiers, il vous sera difficile de prétendre à une indemnisation, mais vous ne vous verrez appliquer aucun malus.

BON À SAVOIR :

Fréquents, les accrochages sur un parking peuvent alourdir votre malus et même provoquer la résiliation de votre assurance auto. Pour réassurer votre auto, pensez à faire appel à une compagnie spécialisée dans les conducteurs résiliés.