Piqûre de rappel : 3 règles du Code de la route qu’on a tôt fait d’oublier !

18/04/2018

Le top 3 des infractions routières.

Bien que la tendance actuelle soit au tout répressif en matière de sécurité routière, les automobilistes ont tendance à oublier quelques règles de base. Les panneaux, sauf indication contraire, sont à effet immédiat. Le stationnement n’est pas systématiquement autorisé là où il n’y a pas d’interdiction. Enfin, les règles administratives (papiers à jour et contrôle technique) se respectent aussi.

1. Les panneaux de limitation de vitesse

La vitesse excessive représente, à elle seule, près de la moitié des infractions constatées au Code de la route.

Contrairement à une légende tenace, les panneaux de limitation de vitesse sont à effet immédiat, et non 50 ou 150 mètres après. Un radar peut légalement être installé juste derrière un panneau.

Les limites de vitesse dépendent du type de voie : elles s’appliquent même en l’absence de panneau. C’est ainsi que, sauf indication contraire, la vitesse est limitée :

  • à 130 km/h sur autoroute ;
  • à 110 km/h sur les voies à 2 chaussées séparées par un terre-plein central ;
  • à 90 km/h sur les autres routes ;
  • à 50 km/h en ville.

Une limitation temporaire de vitesse est valable jusqu’au panneau de fin de limitation, ou jusqu’à la prochaine intersection. En effet, la limitation temporaire doit être répétée à chaque croisement. S’il n’y a pas de rappel, les limites légales s’appliquent.

Rappelons que les excès de vitesse sont lourdement sanctionnés : depuis le retrait de 1 point et 68 € d’amende pour les petits dépassements, jusqu’à l’emprisonnement avec confiscation du véhicule pour les récidivistes coupables de grands excès de vitesse (>50 km/h à la vitesse maximale autorisée).

2. Le stationnement

Un tiers des contraventions dressées concerne les infractions au stationnement !

Une interdiction de stationner n’est pas obligatoirement signalée par un panneau. L’article R 417-10 du Code de la route énonce que « tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation ».

L’article R 417-9 ajoute que ce véhicule à l’arrêt ne doit pas non plus « constituer un danger pour les usagers ».

Tout le monde sait qu’il est interdit de stationner (et même de s’arrêter) sur les passages piétons, les voies cyclables, ou en double file. Mais nombreux oublient qu’ils risquent de ne pas retrouver leur voiture s’ils la laissent :

  • devant un panneau de signalisation ;
  • devant un feu tricolore qu’elle masque ;
  • sur un pont ou dans un tunnel ;
  • devant une bouche d’incendie ;
  • à une intersection ;
  • etc.

Enfin, vous ne pouvez pas occuper une place en continu durant plus de 7 jours. Sinon, vous risquez une amende pour stationnement abusif.

3. Les règles administratives

Pour rouler en toute légalité, vous devez être en mesure de présenter :

  • un permis de conduire valide ;
  • une carte grise ;
  • une attestation d’assurance auto couvrant, au minimum, la responsabilité civile ;
  • un procès-verbal de contrôle technique si votre voiture a plus de 4 ans.

En cas de déménagement, vous avez 1 mois pour demander une nouvelle carte grise et pour le signaler à votre assureur qui émettra une nouvelle carte verte.

BON À SAVOIR

Vous avez été résilié à la suite d’un excès de vitesse ou parce que vous avez été mis en cause dans un accident lié à un stationnement dangereux ? Pour souscrire une assurance auto malussée au meilleur prix, rapprochez-vous d’une compagnie spécialisée.