Le point sur les dangers de l’alcool au volant

04/07/2018
Le point sur les dangers de l’alcool au volant

En 2016, l’alcool était impliqué dans 30% des accidents mortels. Si la loi fixe le seuil de pénalisation à 0,5 g/l de sang, les effets de l’alcool sur la conduite se font sentir bien avant. C’est pourquoi il convient de savoir si on est apte, ou non, à prendre le volant. Conduire en état d’ivresse entraîne de lourdes conséquences.

Les effets de l’alcool sur la conduite

Les effets de l’alcool sur la conduite sont nombreux et tous accidentogènes.

L’alcool rétrécit d’abord le champ visuel et favorise l’éblouissement. Le conducteur alcoolisé voit moins bien sur les côtés et peut être facilement aveuglé par une voiture arrivant en face. Cet effet se révèle dangereux aux intersections et provoque de fréquentes sorties de route.

Dès 0,5 g/l, l’automobiliste n’apprécie plus les distances : il freine trop tard et peine à évaluer les distances de sécurité. Ses réflexes sont amoindris, son temps de réaction s’allonge de 50 %.

Pour comparaison : un conducteur sobre roulant à 90 km/h réagira en 1 s, soit la durée pour parcourir 27 m. À 0,5 g/l, son temps de réaction atteint 1,5 s, soit 40 m parcourus.

L’alcool a également un effet euphorisant et désinhibant. Surestimant ses capacités, l’automobiliste va conduire plus vite, plus agressivement, et va négliger les mesures élémentaires de sécurité : port de la ceinture, usage des clignotants, pleins phares, etc.

Savoir si on peut prendre le volant après avoir bu

Il est communément admis qu’un homme de 75 kg atteint 0,5 g/l en buvant 2 verres d’alcool. Rappelons que 10 cl de vin valent 3 cl de whisky ou 25 cl de bière : 10 g d’alcool pur, soit 0,25 g/l, selon l’OMS.

La solution pour savoir si vous êtes apte à conduire ou non, reste l’éthylotest.

Le taux d’alcool dans le sang diminue naturellement de 0,1 g/l par heure. Ainsi, si l’éthylotest indique 0,7 g/l, attendez 2 heures avant de prendre la route. Profitez de ce délai pour dormir : comme l’alcool, la somnolence au volant est à l’origine de nombreux accidents mortels.

Buvez beaucoup d’eau. L’alcool déshydrate, votre liquide céphalorachidien diminue, provoquant les célèbres maux de tête. Le café ne changera rien à votre taux d’alcoolémie, mais son effet vasoconstricteur sera bénéfique sur vos céphalées.

Si vous n’êtes pas en état de conduire, prenez un taxi. Ou gardez un nécessaire de voyage dans votre coffre et demandez l’hospitalité à vos hôtes.

La meilleure solution reste de désigner un capitaine de soirée. Celui qui conduit au retour ne boit pas.

Les conséquences légales de la conduite sous emprise de l’alcool

La conduite sous l’emprise de l’alcool est sévèrement réprimée.

Si vote taux est compris entre 0,5 et 0,8 g/l, vous encourrez une amende de 135 € et un retrait de 6 points sur votre permis de conduire.

Au-delà de 0,8 g/l, vous commettez un délit. La sanction est une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 €, un retrait de 6 points ou l’annulation du permis (jusqu’à 3 ans), une peine de prison (jusqu’à 4 ans), la confiscation du véhicule et l’obligation de suivre un stage de sensibilisation.

Par ailleurs, si vous êtes contrôlé positif, même sans avoir provoqué d’accident, votre assureur peut augmenter vos primes ou résilier le contrat qui vous lie.

Attention, si vous provoquez un accident en état d’ivresse, vous ne serez pas couvert par votre assurance auto puisque vous n’aurez pas respecté les conditions d’application de votre contrat.

BON À SAVOIR

Certaines compagnies vous proposent une assurance auto alcoolémie, même après un retrait de permis.