Focus sur les voitures sans permis

20/06/2018
Focus sur les voitures sans permis

Si les voiturettes sans permis séduisent logiquement les conducteurs ayant épuisé leur capital points, elles ont aussi toutes les qualités requises pour attirer un public plus large. Le succès de ces voitures pas comme les autres est aussi dû à leur évolution : hier archaïques, ce sont désormais des véhicules attrayants. Mais avant de craquer, mieux vaut s’informer : la conduite sans permis ne va pas sans un certain nombre de règles.

Les avantages de la voiturette

L’instauration du permis à points et le durcissement du contrôle routier ont indéniablement contribué au succès des voitures sans permis. À l’achat (à partir de 10 000 euros) ou à la location (compter de 450 à 700 euros par mois en fonction des modèles et de la durée de location), ces véhicules constituent parfois la seule alternative pour les conducteurs dont le permis a été annulé ou invalidé suite à la perte de tous leurs points.

Mais la voiture sans permis présente également plusieurs avantages pouvant toucher d’autres types d’utilisateurs : son faible encombrement et sa consommation minime de carburant (3 l / 100 km) en font un véhicule idéal pour la conduite en ville.

Et dans les zones rurales et peu desservies par les transports en commun, elle permet de conserver ou d’acquérir une liberté quotidienne de déplacement sans passer par les formalités du permis de conduire.

Des modèles de plus en plus confortables et design

Exit le bruit, les vibrations et l’aspect vieillot des premiers modèles de voiture sans permis. Les constructeurs innovent depuis plusieurs années et proposent des véhicules de plus en plus modernes : couleurs étudiées, lignes épurées, tableaux de bord fonctionnels et confort intérieur sont désormais au rendez-vous.

À noter que des voitures sans permis 100 % électriques, comme la Noun’, ont également fait leur apparition : un design moderne qui n’a rien à envier aux petites citadines avec permis, mais sans le bruit et la fumée ! De quoi convaincre les plus hésitants...

Conduire sans permis, ce n’est pas conduire sans règles

Les mensurations et capacités des voiturettes sont encadrées par la loi. Moins de 350 kg, deux places seulement et 45 km/h comme vitesse maximale : telles sont les conditions requises pour qu’un véhicule puisse être considéré comme « sans permis ».

Si le permis B n’est pas nécessaire, les conducteurs doivent en outre être âgés de plus de 16 ans et détenteurs du Brevet de Sécurité Routière lorsqu’ils sont nés après le 1er janvier 1988 (BSR, dénommé aussi permis AM). Ce brevet est délivré à l’issue d’une formation pratique de 7 heures organisée au sein des collèges ou des centres de sécurité routière.

Le Code de la route s’applique aussi logiquement aux conducteurs de voiturette : des sanctions sont prévues en cas d’infraction, au même titre que les autres conducteurs. L’interdiction formelle d’emprunter autoroutes, voies rapides ou voies express figure parmi les règles particulières applicables aux quadricycles légers.

Comme tout véhicule, la voiture sans permis doit obligatoirement être assurée. Certaines compagnies proposent ainsi une assurance voiturette spécifique. Si vous optez pour une voiturette après un retrait de permis, vous pourrez rencontrer des difficultés pour assurer votre véhicule : différentes formules adaptées existent dans ce cas de figure.