Ce qu’il faut savoir sur le bonus-malus

02/07/2018
Ce qu’il faut savoir sur le bonus-malus

Pour bien maîtriser le principe du bonus-malus, il est nécessaire de saisir les subtilités des règles de calcul des coefficients, qui sont différentes en cas de malus ou de bonus. Mais il est aussi important de comprendre en quoi ces majorations ou réductions de vos cotisations, peuvent impacter votre profil et vos antécédents en tant qu'assuré.

Le calcul du coefficient de malus auto

Le malus d’assurance auto est calculé en fonction du nombre d’accidents responsables de l’assuré, survenus lors des 12 derniers mois précédents de 2 mois la date d’échéance du contrat. Pour chaque sinistre causé, le coefficient sera malussé de 25 % (ou de 12,5 % en cas d’accident à tort partagé).

Par exemple : Monsieur D. s’assure pour la première fois, et ne dispose donc d’aucun bonus ni d’aucun malus. Son coefficient est neutre : il s’élève à 1.

Durant sa première année d’assurance, il provoque deux accidents : son coefficient va être majoré de 2 fois 25 %, c'est-à-dire multiplié par 1,25 pour chacun des sinistres. Il dispose dès lors d’un coefficient de malus de 1,56 (1,25*1,25) majorant d’autant sa prochaine prime annuelle.

Bon à savoir : les sinistres tels que les vols, les bris de glace ou les incendies n’ont pas d’incidence sur le coefficient. De la même manière, si certains comportements peuvent entraîner des pénalités particulières (résiliation pour non-paiement, augmentation de la prime de base suite à un antécédent de retrait de permis…), ils ne sont pas pris en compte dans le calcul du malus.

Le calcul du coefficient de bonus

Les bonus s’obtiennent en cas d’absence d’accidents responsables pendant une année entière. Le cas échéant, l’assuré bénéficie d’une réduction de 5 % sur son coefficient : il est alors multiplié par 0,95.

Par exemple :  Monsieur D., échaudé par ses précédents malus, fait preuve d’une grande prudence l’année suivante et ne commet aucun accident pendant 12 mois consécutifs. Son coefficient est alors réduit de 5 %, passant de 1,56 à 1,48 : sa prochaine cotisation d’assurance sera moins importante que l’année précédente.

L’accumulation de bonus annuels permet aux assurés de profiter d’une réduction de leur prime d’assurance pouvant aller jusqu’à 50 % (soit un coefficient de 0,5).

Les autres implications du bonus-malus pour l’assuré

Au-delà de ces effets, le système du bonus-malus entraîne bien souvent d’autres conséquences pour l’assuré : un coefficient d’assurance malussé peut en effet constituer un motif sérieux de résiliation des garanties par l’assureur, ou justifier une augmentation de la prime de base.

Certains assureurs s’avèrent également réticents à l'idée d'accueillir un nouvel assuré si son niveau de malus est élevé. Chaque conducteur doit en effet obligatoirement déclarer son malus lors de sa demande de souscription...

En cas de problème pour retrouver un assureur, les conducteurs malussés devront souvent recourir à une formule d'assurance automobile adaptée à leur profil.

En revanche, les conducteurs « bonussés » éprouvent moins de difficultés au moment de changer d’assureur : ce dernier est de plus dans l’obligation de prendre en compte leur précédent coefficient pour le calcul de leur première cotisation.

BON À SAVOIR

Pour retrouver facilement une assurance auto sans sacrifier la qualité de votre couverture et des garanties incluses dans votre contrat, vous pouvez vous tourner vers un assureur spécialisé dans les profils de conducteurs résiliés.