Accidents de la route : le palmarès des pays

02/07/2018
Accidents de la route : le palmarès des pays

Chaque année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie un rapport complet sur l’accidentologie et la mortalité routière de tous les pays du monde. En 2015, les disparités restent grandes entre les différentes régions. L'Europe conserve son statut de meilleure élève, même si tous les pays européens ne sont pas pour autant considérés comme sûrs... Et si le nombre d'accidents varie d'un pays à l'autre, les causes de la mortalité routière semblent en revanche être partout les mêmes.

Une sécurité routière très variable selon les régions du monde

Le continent africain enregistre le taux de mortalité routière le plus important, avec 26.6 décès pour 100 000 habitants. La Mauritanie, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau ou encore le Nigéria tirent cette moyenne vers le haut, avec des taux records allant de 28 à 33 pour 100 000.

Juste après l’Afrique, le Moyen-Orient représente lui aussi une zone fortement accidentogène. L’Iran et l’Irak, notamment, comptent respectivement chaque année 34 et 31 décès routiers pour 100 000 habitants.

Enfin, si les zones asiatiques et américaines présentent des moyennes relativement encourageantes (taux de mortalité routière de 16 à 17), de grandes disparités sont à noter selon les pays : la République dominicaine (41 décès routiers/ 100 000), ou encore la Thaïlande (38 décès routiers/100 000) s’avèrent en effet les pays les plus accidentogènes au monde.

Le classement européen de la sécurité routière

Comme pour les régions d’Asie ou d’Amérique, l’Europe se caractérise par de grands écarts en fonction des pays. Avec la mortalité routière la plus basse du monde (en moyenne 10,3 décès tous les 100 000 habitants), elle abrite de très bons élèves… mais aussi de moins bons.

Parmi les pays modèles, la Suède (suivie de près par le Royaume-Uni et les Pays-Bas) arrive à limiter à 2,8 pour 100 000 habitants le nombre d'usagers tués sur la route chaque année. Un résultat atteint grâce à une politique de prévention et de sensibilisation très forte.

Inversement, c’est la Grèce qui se révèle la moins performante, en enregistrant le taux de mortalité routière le plus élevé d’Europe (12,2 pour 100 000 habitants).

Avec 6,4 accidents mortels pour 100 000 habitants, la France se situe quant à elle en deçà de la moyenne européenne, affichant un taux proche de celui de l’Italie, du Luxembourg et de l’Estonie.

Les principaux facteurs de mortalité routière à l’échelle mondiale

Selon l’OMS et la Commission européenne, trois principaux facteurs viendraient expliquer les écarts parfois phénoménaux existants entre les régions du monde, et leurs États respectifs :

  • la limitation de la vitesse autorisée en agglomération viendrait significativement améliorer les résultats de sécurité routière pour les pays concernés : elle réduirait la gravité des accidents automobiles, et donc les décès associés ;
  • l’interdiction de la conduite en état d’alcoolémie est elle aussi largement corrélée à la baisse du nombre d’accidents, notamment mortels ;
  • enfin, et contrairement aux idées reçues, les risques seraient augmentés dans les régions ou pays ruraux, à faible densité de population.

A noter également que, à l'échelle mondiale,  presque la moitié des décès sur les routes touchent les usagers qui sont les moins protégés : les motocyclistes (23%), les piétons (22%) et les cyclistes (4%).

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